4 juil. 2016

La tendresse des Séquoias




D’abord, le titre: La Tendresse des séquoias. Quelle jolie mise en bouche. On pense embarquer pour la Californie mais c’est à Bruxelles, et plus précisément à Boitsfort, que nous entraîne l’auteur, le belge Jean-Sébastien Poncelet. Il le fait de mains de maître puisqu’il nous plonge dans les chemins de traverse d’une enquête palpitante. D’un court chapitre à l’autre, le lecteur est brinquebalé d’une vie à une autre. Si au départ les épisodes semblent distincts les uns des autres, il va bientôt s’établir des liens entre Charles Letellier, un arrogant critique d’art et Maxime Peeters, un journaliste free-lance tenace et intuitif. Le point de départ: une gigantesque fresque murale à la façon de l’artiste suisse Felice Varini qui couvre une cinquantaine de maisons bruxelloises. Pourquoi ce tag réalisé en catimini en une seule nuit ? Petit à petit, Maxime Peeters va découvrir les arcanes de cet imbroglio.
Parmi les personnages, on peut souligner la présence de plusieurs femmes dans le roman : Laura, la fille des Letellier, une adolescente mal dans sa peau ; Adèle, la douce grand-mère et l’effacée Madeline Letellier. Derrière les apparences, on découvre progressivement les failles et les forces des êtres, le moteur de leurs actions et les lames de fond qui les laminent. Tout est rondement mené. Bref, une lecture-plaisir qui nous fait vibrer d’un bout à l’autre de ces 506 pages.  


La tendresse des Séquoias, Jean-Sébastien Poncelet, Weyrich Edition
 

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